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mardi 31 janvier 2012

Classicisme #1 - La Folle Journée 2012 (I)



On y est. Ça commence demain. Le moment le plus palpitant de la vie culturelle et musicale  nantaise pour certains (en tout cas pour moi). En tout cas l'une des rares occasions d'écouter de la musique "classique" dans de bonnes conditions si l'on excepte les concerts mestriels de l'ONPL, ceux du conservatoire ou de l'opéra. Demain, en effet, s'ouvre l'édition 2012 de la Folle Journée, et elle se terminera dimanche. Puisqu'à chaque édition, un thème est mis en avant, c'est la Russie (et son périmètre d'influence) qui est à l'honneur cette année. C'est donc le Sacre Russe. Une édition qui couvre donc musicalement une période allant de l'émergence du "Groupe des Cinq" (dans les années 1860) jusqu'aux travaux d'Alfred Schnittke et Arvo Pärt, en passant par Scriabine, Rachmaninov et bien sûr le héraut de l'âme slave, Piotr Illitch Tchaikovski. Le festival est par ailleurs fidèle à sa réputation de concevoir des concerts courts (durée standard: 45 min) mais aussi parfois iconoclastes (comme on a pu entendre le concert donnée lors des funérailles de Chopin il y a deux ans, on pourra entendre le dernier récital donnée par Scriabine cette année). 
La sélection est aussi à cette image: il y aura les "incontournables", les suites pour ballet de Tchaïkovski, les concertos pour piano de Rachmaninov, le Sacre du Printemps de Stravinsky mais aussi des morceaux moins joués mais tout aussi excitants: Les Cloches, une symphonie chorale de Rachmaninov d'après des textes de Poe, le Prométhée de Scriabine, et des oeuvres de compositeurs russes peu connus à l'image des Fonderies d'acier de Mossolov. De plus, une large place est faite aux musiques de la liturgie russe. 
Le festival a tendance à mettre en avant l'argument de prix jugés compétitifs pour amener à la fameuse démocratisation de la musique classique. Même si l'argument n'est, à mon sens, pas vraiment pertinent puisque les prix s'inscrivent dans la moyenne pour ce type de représentation (rappelons la durée limitée de 45 minutes) certains concerts restent globalement peu chers, notamment ceux ne faisant intervenir qu'un ou deux solistes.    
Je ne saurais qu'encourager les nantais à venir à ce festival qui se caractérise aussi par une ambiance particulière et de nombreux à-côtés : conférences, ateliers, etc. 

Pour ceux qui ne peuvent y aller ou les nons-nantais, certains concerts, les plus attendus en fait, sont restransmis sur Arte Live Web. Enfin, pour les étudiants, deux concerts et deux conférences sont donnés demain et jeudi sur le campus.

  

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