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samedi 24 mars 2012

Mélodisme #2 - Breton, Other People's problem



Breton, ce sont les Londoniens qui ont enflammé la blogosphère l’année dernière avec leur maxi Counter Balance et ont joliment récidivé depuis avec le Blanket Rule EP.
On se demandait ce que donnerait l’album et si l’excitation que procurait passeraient le cap de l’album, il n’y a plus de doute possible, Breton nous offre un disque brillant, délicieux, qui oscille entre tout ce qui pourrait nous plaire pour se glisser dans la catégorie des choses ce qui nous rendent amoureux.

Prenant leur nom chez le surréaliste André Breton, le groupe s’inscrit dans une démarche bien particulière alliant à la musique les préceptes d’écriture automatique, nous livrant des morceaux tangents, entre éléctro, hip-hop, pop, indé. Rassemblant dans chaque titre, collage miniature, un petit quelque chose d'inattendu, arrivé presque par hasard, ici on notera les claviers empruntés à Sigur Rós lors de l’enregistrement en Islande.

Ce mélange de saveurs intrinsèque à chaque morceau se retrouve pour définir l’ensemble qu’est le disque. Se rapprochant tantôt de Foals ou d’Animal Collective, Breton sait dépasser ses influences pour créer du neuf, de l'inattendu, et surtout du franchement plaisant. 

En attendant, allez vous imprégner de leur univers en écoutant le  BLANKET RULE - EP

Other People’s problem sort le 26 Mars, vous pouvez d’ores et déjà le commander, je vous conseillerai de le faire ici pour profiter de jolis packaging vous permettant d’acheter le vinyle comme le CD, ou les tshirts 

vendredi 9 mars 2012

Héroïsme nocturne #2

Un tel souffle, ne l’ai-je pas puisé au flux des minuits,
pour l’amour de toi, afin que tu vinsses     
un jour ?
Parce que j’espérais apaiser ton visage
par des splendeurs à la force presque intacte,
une fois que dans l’infini de ce que j’en suppose
il reposerait en face du mien.
Sans bruit, de l’espace advenait à mes traits 
afin de suffire au grand regard levé en toi,
mon sang miroitait et s’approfondissait.

Quand à travers la pâle division de l’olivier
la nuit régnait avec plus de force, de toutes ses étoiles,
je me dressais, je me tenais debout et me
renversais en arrière, et recevais la leçon
dont jamais ensuite je n’ai compris qu’elle venait de toi.



Ô quelle forte parole fut semée en moi
pour que si jamais ton sourire advient,
par mon regard je transfère sur toi l’espace du monde.
Mais tu ne viens pas, ou tu viens trop tard.
Jetez-vous, anges, sur ce champ de lin
bleu. Anges, anges, fauchez.


Poèmes à la nuit (extrait) - Rainer Maria Rilke



Tant de nuits - Alain Bashung