Cet après-midi, je suis tombé sous le charme. Le printemps étant presque là, j'ai décidé de faire baigner tout le monde dans cet amour duveteux qui m'a saisi. C'était fait pour me plaire, ça venait du cher pays de mon enfance, c'était Douçe Françe (pardon pour ce jeu de mots des plus douteux). Douçe Françe, c'est un rennais se définissant comme faisant de "l'instumental hip-hop". Au sens où sa musique se caractérise par une grande liberté, de nombreux samples, mais toujours avec la rythmiques hip-hop qui sous tend. Une bonne partie de la douceur de cette musique réside d'ailleurs dans les samples. Des samples aussi charmeurs, absurdes, qu'empreints de références cinématographiques ou autres (et d'un certain snobisme, ce qui n'est pas pour nous déplaire). À l'image par exemple de Doinel, qui en plus de se nommer d'après le personnage phare de Truffaut, est constituée d'extraits des Quatres Cent Coups.
Ces samples ne sont pas rappeler à notre mémoire les ingénieux Ratatat (sample de répliques d'Elephant Man dans Seventeen Years ou de Days of Heaven dans Party with children). Mais aussi, plus récemment ceux du très talentueux (à mon avis, sublime) Nicolas Jaar (Godard dans Être, Tzara dans I Got A).
Même si j'avoue que c'est ce jeu de références, cette intertextualité transposée à la musique qui me plaît énormément, la musique de Douçe Françe n'est pas que cela. C'est une musique inventive, riche d'influences diverses qui ressortent parfois dans les titres (Indian ou Greek Flavours, 7 bits) et surtout, surtout, c'est (et cela fait l'analogie avec Nicolas Jaar), une musique toujours très planante (et dieu comme je déteste ce mot).
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